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TGI Dijon, 17 mars 2008



Christine Boutin, membre du gouvernement :
« la dignité ne passe pas par l'esthétique »



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" Le tribunal de grande instance de Dijon a rejeté, lundi 17 mars, la demande d'euthanasie active formulée par Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable. La loi Leonetti, votée en 2005, permet aujourd'hui de "laisser mourir" un patient dans certaines conditions, mais n'autorise pas le suicide assisté. "


Le monde


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La loi Leonetti votée en 2005 comporte trois séries de dispositions. S'agissant des dispositions interdisant toute obstination de traitement déraisonnable, elle interdit de donner des soins « inutiles, disproportionnés ou n'ayant d'autre effet que le maintien artificiel de la vie ». Cette loi affirme également un droit de refus de traitement par un patient en fin de vie. Enfin, en cas de patient inconscient, cette loi consacre une décision collégiale et transparente. Ces dispositions apparaissent contradictoires avec l'article 2 de la Convention européenne des droits de l'Homme et de sauvegarde des libertés fondamentales qui affirme, à son article 2, que « Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement, sauf en exécution d'une sentence capitale prononcée par un tribunal au cas où le délit est puni de cette peine par la loi. »
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Effectivement, l'arrêt d'un traitement ne serait-il synonyme de meurtre de la part du médecin ?
Cette loi vise en quelque sorte un certain droit à la mort puisqu'il s'agit de ne plus soigner le patient. Néanmoins, le fait de ne plus le soigner est autorisé dans un cas précis : l'acharnement aux soins. Cet acharnement est par conséquent déterminent de la non-exécution des soins. D'avantage que la consécration juridique d'un droit à la mort, cette loi réorganise la responsabilité du médecin face à un patient en fin de vie. Bien plus, il s'agit de recentrer le médecin sur son rôle. Plus précisément, le médecin n'est capable de soigner que grâce aux prérogatives données par la science. De fait, le médecin doit prendre conscience qu'il n'est pas « tout-puissant ». Le médecin se doit d'admettre que la mort est une conséquence de la vie.

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En outre, cette loi a pour but de permettre au patient d'avoir un certain droit de regard sur sa vie. Mais surtout, le patient peut désormais en fin de vie faire prévaloir un certain droit à la mort en demandant l'arrêt de son traitement. Tout cela renvoie à la consécration juridique d'une euthanasie passive. Donc, cette disposition répond à une certaine demande puisque l'on souhaite arrêter la souffrance des patients en fin de vie, ce qui est une revendication de plus en plus forte. Il s'agit donc de faire face à une requête de plus en plus fréquente des malades. De ce fait, on privilégie le droit au bonheur de l'individu puisque le fait d'arrêter certains traitements renvoie à la prérogative d'autodétermination de l'individu.

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En revanche, cette loi n'autorise pas d'euthanasie active, et plus récemment, l'arrêt rendu par le TGI de Dijon le 17 mars 2008, a rejeter l'existence de ce droit. Ce point de vue est justifiable puisqu'il renvoie à l'assistance au suicide, chose qui est interdite en droit français. De plus, s'il autorisait l'euthanasie active, le tribunal violerai le code de déontologie du médecin qui précise que le médecin n'a pas le droit de donner la mort. Cependant, l'autorisation du droit d'euthanasie active serait une progression significative. En ce sens où la science ne peut tout soigner et en essayant de tout soigner, elle a parfois eu pour conséquence de rendre les derniers instants de vie insupportables. Toujours en vertu du droit au bonheur de l'individu, de son droit d'autodétermination et de sa liberté de conscience, l'autorisation de l'euthanasie active serait un réel progrès pour les droits des individus. D'ailleurs, le droit à la vie n'entrainerait-il pas un droit à la mort ?

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Si l'on consacre le droit à la vie, par raisonnement analogue pourquoi ne consacrerait-on pas celui à la mort qui est, il faut le préciser, le destin qui attend tout un chacun.



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Une étudiante

# Posté le mardi 18 mars 2008 18:58

Modifié le vendredi 21 mars 2008 12:58

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« Hypothèse d'une "chaîne de défis morbides" »


" Deux jeunes filles, toutes deux élèves du collège Laëtitia-Bonaparte, à Ajaccio, ont sauté de la fenêtre de leur chambre simultanément, jeudi 24 mai 2007.
Vendredi 25 mai, les policiers d'Ajaccio ont intercepté in extremis une jeune fille qui se trouvait sur le rebord de sa fenêtre, prête à sauter dans le vide depuis un immeuble.
Elle fréquentait le collège Laëticia-Bonaparte et était dans la même classe que les deux jeunes filles.
Les policiers pensent qu'il s'agit d'une "chaine de défis morbides ".



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Les adolescents se défiraient donc mutuellement au suicide.
" Cap ou pas cap de te donner la mort ".
Voilà à titre d'exemple l'une des nombreuses formulations possible de cet horrible défit.
Comment peut t'on en arriver là?
Les adolescents sont certes avides de sensations fortes mais à ce point, cela parrait tout de même étonant.
Beaucoups rejettent la faute sur l'éducation des parents pourtant je ne pense pas que cette théorie puisse être développée. Le plus souvent les parents sont même trop prudent vis à vis de leurs enfants.
C'est surtout la société qui a changer, le mode de pensé.
Auparavant pour s'amuser on jouait aux cordes à sauter, aux billes...
Désormais il n'est plus question que de consoles de jeux, de portables, de lecteur mp3 ou "i pod"...
Les technologies conditionnent notre vie et surtout l'influence.
A un tel point que les adolescents n'ont plus conscience de ce qui est réel ou non.
Il est vrai que dans les jeux vidéo leur personnage peut mourir plusieurs fois et ressuciter d'entre les morts.
Ils n'ont désormais plus conscience du fait que nous n'avons qu'une seule vie et qu'il faut la vivre à fond, car elle peut nous être enlever à tout moment.
La vie est une chose précieuse.
Elle est notre plus grande richesse, ne l'oublions pas...

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Une étudiante

# Posté le vendredi 25 mai 2007 13:18

Modifié le vendredi 21 mars 2008 13:01